Archives de Tag: RPS

RPS : pour la prévention « hors catégorie » !

Je vous propose ci-dessous cet excellent article de Guillaume PERTINANT expliquant clairement les niveaux de prévention des risques psychosociaux.
L’accent est mis sur le biais d’interprétation de la prévention primaire et de ce qu’il induit comme erreurs d’intervention.

En effet, il est majeur de s’attacher à comprendre comment fonctionne l’organisation du travail, tout comme les préconisations doivent engager tous les acteurs de la pyramide. Ce, afin de mieux adapter le travail à l’homme et non l’inverse.


Publicités

2 Commentaires

Classé dans Psychologie

Talents et Risques Psychosociaux : quel lien ?

Ah, le talent ! Que de fantasmes quand on l’évoque ! Et pourtant, serait-il vraiment si « extra-ordinaire » que ça ? Plusieurs professionnels des RH se sont penchés sur la question ici :

Et tous s’accordent à dire que le talent est d’abord individuel !

Potentiellement donc, nous en avons tous ! Mais comment le faire émerger ?

Je fais une brève analogie.

Une graine ne pourra se développer que si elle est dans un environnement favorable.
Elle pourra alors déployer tout son potentiel, sortir ses pousses, croître.
Enfin on pourra reconnaître non seulement que ses feuilles sont vertes mais voir aussi qu’elles sentent le basilic…

Avec les hommes c’est pareil !
Nous avons besoin de pouvoir développer nos qualités propres grâce aux apprentissages de base bien sûr, mais aussi de les déployer (via le travail) aux seins d’organisations et de relations favorables. Enfin, la reconnaissance d’un savoir-faire spécifique donne au talent toute sa visibilité donc sa valeur. Car sinon, que serait une qualité ou un talent qui n’est ni vu, ni reconnu ?!

Mais quel rapport avec les facteurs de risques psychosociaux ?

Et bien selon vous, comment voir émerger des talents si les professionnels sont en situation de surcharge de travail, contraints par le temps, sans autonomie, isolés, dans une sale ambiance, coincés dans des tâches dans lesquelles ils se sentent mal, et qu’en plus ils se sentent en insécurité vis à vis de leur avenir  ?… J’ai presque envie de faire un raccourci et dire que la probabilité d’apparition de talents pourrait être inversement proportionnelle à l’apparition des facteurs de risques psychosociaux 😀

Prévenir ces facteurs de risques c’est permettre à chacun d’exprimer de quoi il est capable… et même plus ! Car :
– Quand je réussis à faire mon boulot correctement dans lequel j’ai impliqué mes valeurs et mes compétences, je m’y sens bien, je m’y retrouve (sentiment de cohérence personnelle, de bien-être).
– Quand il est en plus reconnu (par la hiérarchie, les pairs, les clients…), cette valorisation lui donne alors tout son sens ! Je me sens motivée, appartenir à un corps de métier, engagée dans mon entreprise, j’aime venir y travailler (l’extase !)
– De fait, en plus de favoriser l’émergence d’idées, de qualités, de création de valeur(s)… des effets bénéfiques d’un second ordre sont observés : une réduction de coûts via une baisse de l’absentéisme, du présentéisme, du turn over… Être bien au travail est un enjeu socio-économique indéniable.

Mais est-ce le talent qui est élitiste finalement ou les conditions de travail qui permettent son expression et sa visibilité ? Un petit exemple concret pour vous le montrer vaut mieux qu’un long discours 😉

Emmanuelle PERRIER

2 Commentaires

Classé dans Psychologie

Dopage des cadres : quels shoots pour quels effets & risques


Image by Bent Objects

Bien que cet article soit ancien, il brosse tout de même un tableau des risques encourus à consommer des psychotropes pour réussir à faire face à son travail.

L’heure n’est pas au blâme ni au jugement : il convient plutôt de se demander ce que l’on ne supporte plus au travail pour avoir besoin de se doper.

Une précision pour ceux que cette introspection inquiète ou rebute : les psychologues et médecins du travail ne recherchent pas les limites de l’homme. Il est plutôt question de comprendre ce que l’organisation du travail ne donne pas comme moyens pour permettre de faire son activité correctement. Et demandez-vous « quand » vous vous êtes sentis perdre pied pour comprendre.

Extrait de ma curation Stress & Travail.

Poster un commentaire

Classé dans Psychologie

Hôpital malade… (bis)

Ce que j’en dis dans ce billet, est confirmé sans surprise dans cet article. 2 suicides et un accident d’urgentiste en 3 jours, on va où là ?
De plus, les impasses liées aux difficultés à travailler, c’est-à-dire à prodiguer des soins dans de bonnes conditions physiques (les gardes sont longues) et psychologiques, ouvrent directement la voie aux conflits entre personnes…

Si le climat social dans votre service, au bureau ou en atelier est tendu, cherchez du côté de vos conditions de travail !

Extrait de ma curation Stress & Travail.

Poster un commentaire

Classé dans Psychologie

Smartphone & travail : l’insidieuse laisse électronique

Au travail, la nécessité de communiquer avec les collaborateurs ou d’en dépendre fait partie des facteurs principaux d’intensification du travail. Les 3 autres critères étant la réduction de marges de manœuvre (1), les gestes techniques devenant mentalement et physiquement plus éprouvants (2), ainsi qu’une augmentation et une polyvalence des tâches à gérer (3).
A ces 4 paramètres d’intensification, lorsque la dimension temporelle s’ajoute « faut que je me speede pour finir mon boulot, j’y arriverai jamais ! » (c’est la densification du travail), alors cette double chronicité « intensification+densification » fait courir un réel risque physico-psycho-social au professionnel.

Le problème donc n’est pas le smartphone en lui-même mais plutôt de quelle façon on y est « attaché » ! Kapich ? 🙂

Article source de Marie-Madeleine Sève

2 Commentaires

Classé dans Psychologie

Sentiment d’insécurité au travail & présentéisme (burn in) : quel lien ?


Forcément : quand je suis préoccupée par quelquechose, il m’est difficile de me concentrer sur ce que j’ai à penser et à faire. Ce d’autant plus que je me sens en insécurité, c’est-à-dire que mon intégrité psychique ou physique est potentiellement menacée.
Le sentiment d’insécurité n’est pas strictement lié à un danger visible, concret et immédiat, mais peut-être insidueux et abstrait, et donc tout aussi réel. Il est d’autant plus « consistant » et envahissant qu’il se prolonge dans le temps.

Si je ne m’en occupe pas, si je ne cherche pas à trouver ce qui en est la cause, l’inquiétude sourde m’empêchera de faire mon travail correctement. Je serais là, en poste, présente mais l’esprit ailleurs, désengagée de mon activité, démotivée à la longue. Démotivée par le fait de ne pouvoir reprendre le dessus sur ce que je fais car prise par mon stress, insatisfaite du travail réalisé, peu efficace. Et là, sympa de rentrer le soir à la maison dans cet état là, et plus encore de me lever le matin et savoir ce que je vais retrouver au travail…

Tendue, j’y serai donc présente physiquement sans l’être totalement psychologiquement. Réel inconfort pour moi, cela me coûte beaucoup en énergie, je suis en « burn in » (je ne dors pas si bien la nuit, en tout cas ne me repose pas), mais cela coûte aussi beaucoup à mon entreprise. Bien plus que si je m’absentais…

A qui le dire ? A mes pairs, mon délégué du personnel, mon patron ? Pas seulement. Un psychologue du travail fait aussi le lien entre les professionnels d’une organisation qui n’échangent pas assez correctement pour comprendre, et ainsi trouver de quoi rétablir un fonctionnement plus fluide.

Emmanuelle PERRIER

Pour aller plus loin…

1 commentaire

Classé dans Psychologie

Stress, risques psychosociaux (RPS) et justice

La santé (levier premier), l’économie (levier 2) et la justice (levier 3) pour accorder une gestion plus humaine des ressources.

Article source
« Les entreprises rechignent à lutter contre le stress malgré des risques juridiques accrus » de Lionel Steinmann, Les Echos (économie et politique), 14 juin 2011.

Pour aller plus loin…

Poster un commentaire

Classé dans Psychologie